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Trop c’est trop ! Enough is enough! Enfants du Bénin debout !!! Kohovi HESSOU

Trop c’est trop ! Enough is enough! Enfants du Bénin debout !!! Kohovi  HESSOU

Lettre ouverte n°1 au peuple Béninois 

La mal gouvernance est comme une maladie congénitale dans notre société, surtout au niveau de la gestion des affaires publiques, l’animation de la vie politique nationale. L’Enseignement n’y échappe pas. C’est ce que dénonce avec force l’auteur de cette série de lettres ouvertes dont nous publions ne N°1

Au nom de la jeunesse sclérosée par une misère imposée et impunie, au nom des populations exploitées, au nom des couches vulnérables meurtries, affamées, appauvries et tuées par une gouvernance assassine où les affaires économiques sont confondues aux affaires politiques et personnelles avec une gouvernance d’évocation tous azimuts et désinvolte du nom sacré de Dieu miséricordieux par démagogie  populiste pour endormir les populations afin de mieux les exploiter, (ce qui corrobore l’assertion de Karl Max : « la foi est un ferment de la pauvreté »).

 Nous exigeons une meilleure gouvernance dans l’intérêt de tous.

On peut quand même, bien gouverner tout en se contentant uniquement des avantages réguliers attachés à ses fonctions. La bonne gouvernance, ce n’est pas le refus de percevoir le salaire auquel on a droit dans l’exercice de ses fonctions régaliennes. La bonne gouvernance, ce n’est pas le populisme avec les bains de foules des populations désabusées, asservies, malades, chantant et dansant à la gloire de l’affameur cynique et moyennant une pitance. Ceci à nos yeux constitue un péché.

 La bonne gouvernance ce n’est pas la politique de diviser pour régner.

La bonne gouvernance est contraire à la ruse qui consiste à soutenir en sous-main des parti- sans corrompus.

 La bonne gouvernance est contraire à la caporalisation de toutes les institutions d’une République à des fins inavouées, personnelles et égoïstes.  Il y a lieu de féliciter la jeunesse pour sa patience et son esprit de sacrifice. Tout en reconnaissant que: - une jeunesse qui s’avère incapable de résoudre les problèmes qui conditionnent  sa survie est  une jeunesse décadente, - une jeunesse qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux, est une jeunesse atteinte, - une jeunesse qui ruse avec son avenir est une jeunesse perdue et  moribonde. La malédiction commune en cette matière est d’être dupe de bonne foi, victime d’une hypocrisie collective habile à mal poser les problèmes et légitimer les odieuses solutions que les circonstances leur apportent. Les regroupements opportunistes et intéressés d’hommes, de femmes, de jeunes, voire des per- sonnes vivant avec des handicaps dans des lieux pourtant considérés comme sacrés avec pour gratification des déclarations chimériques sans lendemain,  les marches sus- citées et conduites par les profiteurs et jouisseurs, moyennant des jetons de présence sont autant de comportements inhumains. Et pourtant les Hommes d’Etat sont supposés connaître mieux que quiconque, la souffrance des masses populaires. On peut tromper un peuple pour un temps. Mais on ne peut jamais tromper tout le peuple tout le temps. Aux pilleurs des biens publics, aux détourneurs des deniers publics, aux affameurs du peuple, aux politiciens véreux, je rappelle que la jeunesse silencieuse à tout compris.

L’impunité a un temps, mais la justice a tout le temps

 L’exemple du procès de la 2ème guerre mondiale qui se poursuit 70 ans après en est une illustration fumante. Nous ne sommes pas les propriétaires exclusifs de l’humanité, nous n’en sommes que des acteurs passagers, des locataires. 

Un grand hommage mérité doit être rendu à nos forces de sécurité et de défense pour leur neutralité promise et assumée depuis les assisses de la conférence des forces vives de la nation de février 1990. Elles sont dignes du peuple béninois pour leur état de veille au quotidien conformément aux prescriptions de la constitution du 11 Décembre 1990 que le peuple s’est librement donnée de haute lutte. Les politiques passent et le peuple reste.

Dans notre développement, nous allons mettre un accent très particulier sur l’Education de la jeunesse et sur la qualité du système éducatif béninois qui, quoi qu’on dise malgré la tenue de deux fora improvisés (dont les résultats sont déjà rangés dans les tiroirs), est très malade de sa gouvernance depuis la tenue de l’historique conférence des forces vives de la nation jusqu’à nos jours. La gouvernance du système éducatif est devenue une entreprise où on parachute des crieurs politiques, qui gèrent de façon solitaire et à la petite semaine la chose éducative. J’invite à cette veille de la rentrée scolaire tous les acteurs politiques à méditer sur cette pensée de Jean Jacques Rousseau : « Le plus fort n’est jamais assez fort, pour être toujours le maître s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en de- voir ».

Démocrates béninois ! Sauvons la patrie !

 La politique, ce mot vient du grec ‘‘polis’’ désignant la cité ou la société. Elle désigne la science ou l’art de gérer, d’organiser les affaires publiques dans l’intérêt supérieur de tous. Elle suppose une formation, une expérience acquise, des compétences et des techniques à maîtriser pour gérer efficacement les institutions de la République ainsi que la vie publique. La politique n’est donc pas une activité accidentelle confiée à des arrivistes qui n’ont pas la capacité de diriger les hommes selon les principes de la justice, d’équité, de bonne répartition des ressources et de lutter contre l’injustice, la corruption et l’impunité devenues, aujourd’hui des principes de gouvernance.

 Fondamentalement, l’action politique exige de ses acteurs des connaissances, des aptitudes, des comportements conformes aux va- leurs morales et éthiques ; des dis- cours compatibles avec les règles minimales de bienséance. Cela suppose également et surtout que les dirigeants politiques doivent respecter la loi fondamentale qu’est la constitution que le peuple s’est librement donnée. Et veiller à l’appli- cation des lois tout en luttant contre l’impunité, l’arbitraire, la dictature, l’injustice, la corruption, la concussion, le régionalisme, le népotisme, le détournement des biens publics, le gaspillage, l’incitation à la haine, à la violence, à la fraude, à l’évasion fiscale, les trafics illicites, l’arnaque sous toutes ses formes. Bref la politique n’est pas l’apanage des acteurs qui y viennent par hasard pour étaler leur incompétence, leur humeur et leur soif de gain facile nuisible à l’intérêt général.  Le terme pouvoir, précédé de l’article défini désigne, dans l’emploi courant que l’on en fait, le pouvoir politique, ou plus précisément le pouvoir dans la dimension du politique. Quand le pouvoir est d’une autre nature, l’usage appelle le qualificatif ou le déterminant qui précisera cette nature. On parle ainsi, pour déterminer la nature du pouvoir dont il est question, du pouvoir de la presse, du pouvoir législatif, du pouvoir judiciaire, du pouvoir de l’argent etc. Le pouvoir est à la fois l’ensemble des règles qui aménagent et organisent la vie en commun des hommes dans l’espace de la cité, à la fois l’instance qui détermine le contenu de ces règles et qui les fait appliquer. Par-là, le pouvoir peut être défini comme l’instance disposant de la capacité réelle et effective de fixer cet ensemble de règles, de déterminer le contenu concret qui donnera naissance à la vie de la communauté. Mais une telle capacité ne suffit pas pour qu’il y ait pouvoir, il faut encore que l’instance législatrice soit reconnue comme telle par ceux à qui elle s’adresse. Il faut que le pouvoir ait la capacité de faire respecter les règles qu’il dicte. C’est ici précisément que le commandement devient politique, là où « l’obéissance se fait adhésion et le commandement devient pouvoir. En effet, la force pure, si elle est un pouvoir, n’est pas le pouvoir, ni la soumission, le respect des règles communes. La force et la contrainte peuvent être les moyens du pouvoir en particulier lorsqu’il s’agit de faire appliquer par des partenaires (individus ou groupes), les règles régissant la vie de la communauté, elles ne sauraient être tenues pour le fondement ou l’origine du pouvoir pour la bonne raison que la force ne produit que la force, quand le pou- voir exige, l’autorité et l’obligation, le commandement et l’obéissance. Sur le plan purement physique de l’affrontement de forces, dont la résultante peut être expliquée mécaniquement, il n’y a pas de sens à parler de pouvoir. Quand deux êtres se battent, la victoire, ne saurait être reconnue comme une manifestation de pou- voir. L’esclave qui, appartient, à l’évidence, à la sphère du pouvoir dis-

suasif par lequel un homme impose sa volonté à un autre, se saurait être compris, en revanche, à partir du pouvoir et en termes de pouvoir. Il n’y a pouvoir, à proprement parler que là où il y a commandement et obéissance, le premier appelant nécessairement la seconde. Ce qui signifie que la distinction du pouvoir en tant qu’il est commandement et obéissance, en tant qu’elle est adhésion à ce commandement, est toujours théorique et abstraite dans la mesure où ; dans les faits, commandement et obéissance forment une réalité unique dont les deux pôles se déterminent et s’interpellent réciproquement. Un pouvoir qui n’emporte pas l’adhésion, fût-elle confuse ou silencieuse, voire militaire n’a de pouvoir que de nom : tôt ou tard, il sera balayé par le vent de l’histoire. L’obéissance doit être volontaire, et l’autorité reconnue et acceptée, pour que le système ainsi formé ait quelques chances de s’imposer durablement et de survivre.

D’où venons-nous ?

Le Bénin, d’une population aujourd’hui d’un peu plus de dix millions d’habitants a connu et connait encore une histoire constitutionnelle agitée et mouvementée. Depuis la période Coloniale ; le Dahomey aujourd’hui Bénin, est réputé comme un pays difficile à administrer en raison sans doute de l’attachement de chacun à sa région et à ses intérêts et à la volonté des uns de s’opposer parfois sans raison valable à la promotion des autres.

 Depuis 1960, le pays n’a pas beaucoup avancé comme on l’aurait souhaité parce que la classe politique dans son en- semble ne s’est pas montrée digne de la confiance que les populations lui ont faite.

S’il est d’évidence que notre pays a connu une instabilité politique chronique de 1960 à 1972 ; instabilité très préjudiciable à la cohésion nationale et à son développement ; la période Militaro – Marxiste – Léniniste de 1972 à 1989 a été cauchemardesque  et cataclysmique du fait de la gestion hasardeuse, opportuniste, sur fond de démagogie populiste avec pour conséquence la banqueroute, la raréfaction et l’épuisement complet des maigres ressources financières. Il s’en est suivi une faillite et une misère généralisée. L’école, véritable indus- trie où les produits finis sont des agents économiques, a perdu ses lettres de noblesse. Les maux qui la minaient dont la nomenclature des lacunes et insuffisances ont eu raison d’elle sont entre autres :

a)     La politisation à outrance de la chose éducative avec :

 La mainmise exagérée du pou- voir politique dans la gestion de l’école et la vie des enseignants  où

les nominations les plus anodines sont monnayées en termes de suffrage électoral ;  La nomination des cadres de l’éducation et de l’administration sur des critères purement politique au détriment de la compétence et de l’efficacité nuisible à l’intérêt général;  Suppression à tort de l’enseignement de la morale au profit de celui de l’idéologie dominante ; l’utilisation inconsidérée et le dé- tournement crapuleux des fonds al- loués au développement de l’école et du pays par les dignitaires du parti-Etat

 b) L’absence d’une planification rigoureuse de la mise en œuvre des réformes qui s’est traduite par : - L’improvisation

 - La précipitation liée au non-respect des étapes de construction ; - La généralisation hâtive des ré- formes ; - L’inexistence de structures de recherche pédagogique efficaces ; - L’absence de mécanisme efficace de contrôle.

c) La dégradation des valeurs morales accentuée par la sup- pression de l’enseignement de l’éthique et de la morale au profit de l’idéologie marxiste-léniniste avec pour conséquence le relâchement de la discipline scolaire aggravée par la dégradation des rapports entre les élèves et les enseignants et/ou les personnels de l’administration scolaire.

 d) L’absence d’une politique de promotion des personnels enseignants qui manquent de formation et d’encadrement pédagogique efficace notamment depuis la suppression arbitraire des associations de professeurs par discipline non restaurée jusqu’à nos jours. Par ailleurs ces personnels connaissent des conditions de vie et de travail très difficiles et pénibles. e)

La baisse du niveau des élèves et étudiants liée entre autres aux conditions d’études de plus en plus difficile, à la faible qualification de nombre de formateurs, à l’inadéquation entre les pro- grammes scolaires en vigueur et les manuels disponibles.

f) La mauvaise articulation fonctionnelle entre les divers ordres d’enseignement occasionnant aux écoliers et aux élèves de sérieuses difficultés quant à leur adaptation lors des passages d’un ordre d’enseignement à un autre ;

g) L’inexistence de structures adéquates d’encadrement et d’éducation des enfants en situation difficile, exposés à la  délinquance.

h) L’inadéquation entre formation et l’emploi avec pour conséquence le nombre croissant  de jeunes chômeurs et plusieurs catégories de diplômés sans emplois.

i) La rupture de la complémentarité de la famille et de l’école dans l’éducation de l’individu marquée entre autres par la dé- mission de nombre de parents de leur responsabilité d’éducateur vis-à-vis de leurs enfants.

 j) La démotivation du personnel enseignant du fait de la gestion clientéliste et chaotique.

k) Le manque de ressource et la mal gouvernance  pour opérer une véritable démocratisation de l’enseignement avec ses conséquences désastreuses etc... La liste est longue

 Il s’en est suivi la crise morale, éthique et politique qui plonge ses racines dans les profondeurs d’une gestion hasardeuse, impro- visée et chaotique du Parti-Etat. La conséquence,  a été  la cessation du payement des salaires en 1989. Année, où l’espérance de vie du parti-Etat était arrivée à son terme. Les fonctionnaires sont restés plusieurs mois sans salaires. Lesquels salaires ont connu des abattements de 10%. Salaires qualifiés de ‘‘SIDA’’ c’est-à-dire : Salaires Insuffisants et Difficile- ment Acquis. Face à cette situation socioéconomique décadente et inédite, les travailleurs ont pris leur responsabilité et ont formé des regroupements structurés et organisés de travailleurs qui sont devenus de véritables machines de lutte et de combat syndical. Cela se comprend dans la mesure où la Centrale Syndicale Unique d’alors appelée UNSTB inféodée au Parti-Etat (à ne pas confondre avec celle d’aujourd’hui qui est une centrale crédible et indépendante) avait montré ses limites en sacrifiant les intérêts matériels et moraux des travailleurs sur l’hôtel de la propagande au profit des dignitaires au pouvoir. Les organisations indépendantes de masses avaient repris du service, le redoutable Parti Communiste du Dahomey d’alors aujourd’hui du Bénin a  joué un grand rôle dans la conquête des libertés syndicales, démocratiques et de l’avènement du Renouveau Démocratique. C’est un témoignage qu’aucun démocrate sérieux et averti ne peut occulter.   Il est à retenir fondamentalement que si le peuple béninois tout entier peut aujourd’hui se targuer être à juste titre le porte flambeau de la démocratie sur le continent africain, c’est d’abord et surtout à cause de la protestation née de la souffrance de sa jeunesse et du corps social chargé de son éducation: les élèves, les étudiants et les enseignants étaient organisés et mobilisés par les organisations de masses dont les illustres et prestigieux Bureaux de Liaisons (BL).

 La plupart de ces acteurs sont encore vivants. Les intimidations, les tortures, les arrestations, les radiations de la fonction publique n’ont pas eu raison de la résistance des travailleurs très aguerris par les difficultés de tout genre et prêts à en découdre avec les tortionnaires et fossoyeurs de l’économie nationale. Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu dit-on. Les enseignants du primaire et du secondaire étaient les avant-gardistes de la lutte, ils y ont pris une part très active contraire- ment à ceux de l’enseignement supérieur qui, pour la plupart craintifs et passifs à la vue des meneurs sur le CAMPUS d’Abomey-Calavi. Un hommage mérité doit être rendu à feu Professeur Léopold DOS- SOU qui s’était montré digne du combat avec son collège le Pro- fesseur Fulgence AFFOUDA et qui avaient pris leurs responsabilités dans le combat salutaire pour une justice sociale et pour le renouveau démocratique. Face à la crise que traversait le Bénin, et les pressions de tout genre de l’intérieur comme de l’extérieur, le Général Mathieu KEREKOU était contraint de convoquer les assises de la Conférence des Forces Vives de la Nation le 19 février 1990. Au nombre des participants, on pouvait retrouver des lutteurs et des démocrates convaincus, mais aussi des opportunistes, des démagogues et bien d’autres.

De toutes les façons, grâce au doigté et à la clairvoyance de son éminence feu Mgr Isidore de SOU- ZA, les résultats des travaux de la Conférence des Forces Vives de la Nation ont été approuvés et acceptés par le général Mathieu KERE- KOU malgré les atermoiements de certains caciques du régime agonisant. Nicéphore Dieudonné SOGLO a été élu 1er ministre par les forces vives de la nation présentes aux assisses, et a pris fonction au côté du Général Mathieu KEREKOU dont le pouvoir a été réduit à sa portion congrue. Si la transition d’un an a pu faire ses preuves avec l’espoir d’un Bénin debout, engagé et déterminé à relever les grands défis, l’espoir n’a duré que l’instant d’un feu de paille. Des opportunistes au sortir de cette conférence, aigris, du fait de n’avoir pas été associé à la ‘‘table à manger’’ du pouvoir, une fois le nouveau régime établi et fonctionnel, n’ont pas raté leur adversaire SOGLO, qui imbu de son pouvoir populaire et de sa personnalité, à qui ils reprochaient à tort ou à raison son comportement hautain et dédaigneux,  n’a pas vu le danger et la ruse de ceux-là qui ont hâte de prendre leur part du ‘‘gâteau national’’.

Fallait-il les inviter à table pour gouverner dans la tranquillité ou faire la sourde oreille ?

Ces démocrates intéressés ne sont pas allés très loin. Ils ont trouvé l’homme providentiel, ‘‘vertueux’’, ‘‘généreux’’, qui avait accepté malgré lui ou peut être par amour pour son peuple, les résultats de la conférence des forces vives de la nation. 1996 était l’année de la consécration du retour au pouvoir du Général Mathieu KEREKOU après les vicissitudes électorales. Le partage du pouvoir a été fait : Albert, Adrien, Sévérin, Théophile, Bruno, Fassassi, Pascal, Lazare, Paulin et bien d’autres encore, ont eu leur part de promotion.  Cependant, ils ont le mérite aujourd’hui de veiller à la préservation des acquis du renouveau démocratique. Les pendules et tintamarres se sont tus. Ils ne tarissaient pas d’éloges pour mettre en exergue les grands exploits et mérite avéré ou non avéré de celui-là qui, hier, a été comptable de torture, de la violation des libertés fondamentales, bref de la mal gouvernance. Au soir du 05 Avril 2006 les résultats et les dégâts sont connus. Le peuple béninois venait encore une fois de faire une expérience amère. L’ardoise de l’héritage socio politico-économique était impressionnante.

Environ 200 milliards de dette, le manque d’électricité, manque d’infrastructures de base, des arriérés de moins perçus chez les travailleurs, la corruption généralisée sont au- tant de maux dont le régime défunt était tributaire et qu’aucune marche improvisée et trompe l’œil ne pouvait guérir. Les populations désabusées, essorées jusqu’à la dernière goutte de leur sang ont exprimé leur ras- le-bol. En fait, au constat, le véritable problème du peuple béninois était absolument le problème économique, le problème de mal gouvernance et de l’impunité absolue au sommet de l’Etat. La crise de société que venait de traverser le peuple béninois ber- né est d’abord une crise d’homme qu’il faut appréhender dans son environnement socio-culturel et dans son histoire que nous avons évoqué à l’entame de notre réflexion. En 2006 le peuple béninois a jeté son dévolu sur une personnalité. Un technocrate identifié reconnu comme tel et impressionnant du fait de son projet de société dé- nommé « l’Agenda pour un Bénin Nouveau ». ·

 Le régime YAYI, a-t-il comblé les attentes du peuple béninois ? · Quelles sont les avancées et in- suffisances enregistrées ? · Quelles leçons tirer de la gouvernance de YAYI1 et YAYI2 ? · Que devons-nous absolument éviter pour notre cher et beau pays le Bénin dans les choix futurs ? · Ceci est une première de la série de Cinq lettres ouvertes Lisez et faites lire les lettres à suivre… Au nom de tous ceux qui souffrent de la mal-gouvernance

Présentation de l’auteur de la lettre

M. HESSOU est professeur de philosophie des Lycées et Collèges. - Il est titulaire d’un Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Secondaire (CAPES) à l’Ecole Normale Supérieure de Porto-Novo ; - Titulaire d’un Brevet d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Secondaire (BAPES) en Mathématiques et en Biologie ; - Titulaire d’une maîtrise en philosophie à l’Université Nationale du Bénin (UNB), -

Titulaire d’un Master en Management des organisations et en communication de l’Institut Africain de Communication et de Management ; - Titulaire d’un Master en Planification, Budgétisation et Suivi des résultats de Développement option : Gestion des Projets de l’Institut International de Canada. Le professeur HESSOU Kohovi, a été un syndicaliste chevronné, un des précurseurs du renouveau syndical et démocratique chez nous au Bénin dans les années 80 à 90. 

Ancien Secrétaire Général de Syndicat, ancien porte-parole des confédérations, centrales et syndicats indé- pendants auprès du gouvernement à la suite de la dévaluation du franc CFA. Il a mené la lutte syndicale aux côtés de ses pairs, ce qui lui a valu plusieurs arrestations voire des incarcérations et détentions arbitraires, avant et pendant le Renouveau Démocratique.  Après vingt-cinq ans de syndicalisme libre et indépendant, et après avoir esquivé l’appel à la collaboration avec le régime du Général Mathieu KERE- KOU II,  il a accepté de faire une expérience administrative en qualité de Directeur Adjoint de Cabinet (DAC) dans la perspective que le moment est venu pour que le changement tant souhaité et attendu par tout le peuple advienne dans l’intérêt de tous.

 C’est donc un cadre complet, expérimenté au plan social et administratif capable d’apporter un jugement de valeur sur le fonctionnement de nos institutions et de notre processus démocratique acquis de haute lutte voire de sacrifice suprême. Aujourd’hui, le Professeur HESSOU Kohovi préside une Organisation Non Gouvernementale dénommée : Organisation pour la Protection Sociale et la Promotion de la Démocratie (OPSPD) qui se veut être une organisation libre, crédible, indépendante et d’utilité publique. Il travaille avec des compatriotes démocrates pour la lutte contre l’impunité ; contre la mal gouvernance afin que les fossoyeurs de l’économie nationale et prédateurs du patrimoine national rendent compte un jour devant la  justice.

 

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