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Exclusif : rencontre ue-Afrique sur les migrations: Federica Mogherini, vice-président de la Commission européenne en parle *

Exclusif : rencontre ue-Afrique sur les migrations: Federica Mogherini, vice-président de la Commission européenne en parle *

Les chefs d’Etat ou de gouvernement africains et leurs homologues de l’Union européenne (UE) se rencontreront ce jour, mercredi et demain jeudi 12 novembre à La Valette (Malte), pour examiner la question de la migration et tenter de trouver des solutions communes, dans un esprit de partenariat, à l’afflux important des migrants vers l’Europe, en développant les cadres de coopération déjà existants. Le sommet s’appuiera sur les processus de coopération exis­tants et sur le dialogue UE-Afrique sur la migration et la mobilité. A la veille de ce sommet, Federica Mogherini, Haut Représentant de l’Union Européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne clarifie la position et les apports de l’UE face à ce drame.

La Mer Méditerranée mais aussi la zone sahélienne sont devenus des cimetières à ciel ouvert pour les migrants africains. Où com­mence et où s’arrête la respon­sabilité de l’Union Européenne dans la nécessité de sauver des vies humaines et de gérer les flux migratoires, et celle des pays africains ?

 

Il s’agit d’une responsabilité que nous devons partager. Sauver des vies est la première des priorités pour l’Union Européenne. Notre mission Frontex a sauvé des cen­taines de milliers de vies en 2015. Fin juillet, nous avons lancé une opération navale européenne contre les trafiquants d’êtres hu­mains en Méditerranée. Depuis, les navires de cette opération ont sauvé plus de cinq mille personnes, tout en saisissant des dizaines de biens aux trafiquants humains dans les eaux internationales. Mais cela ne représente qu’une partie de nos efforts actuels.

Depuis que j’ai assumé les fonc­tions de Haut Représentant de l’Union européenne, j’ai toujours pensé que nous nous ne pouvions pas limiter notre attention aux der­niers kilomètres qui jouxtent les frontières européennes et oublier les autres routes migratoires.

 

En juin dernier, j’ai commencé à travailler avec les ministres des Affaires étrangères du Sahel pour lutter contre les réseaux criminels internationaux et mieux contrôler les frontières de ces pays, tout en favorisant le développement dans l’ensemble de la région. Ces objec­tifs sont indissociables, ils relèvent d’un intérêt commun et d’une res­ponsabilité partagée, ce qui néces­site un partenariat renouvelé entre l’Afrique et l’Europe.

 

Certes, mais dans le cadre du Sommet de La Vallette, ce par­tenariat semble menacé par une opposition très dure entre Afri­cains et Européens. On parle des pressions exercées par cer­tains Etats membres européens conditionnant l’aide au dévelop­pement à la capacité des gouver­nements africains à freiner les flux migratoires et à accepter les rapatriements de leurs citoyens. L’Afrique parle mobilité, mais les  Etats Membres de l’UE, comme le soulignent certaines ong eu­ropéennes et africaines, seraient beaucoup plus préoccupés par les questions sécuritaires. Quels sont à ce jour les principaux points d’achoppements entre les deux parties ? N’y-a-t-il pas un risque réel que ce Sommet n’ac­couche que d’une souris ?

Ce sommet a été préparé en col­laboration avec nos partenaires africains, car nous savons tous que les migrations est un défi commun que nous partageons et sur lequel nous devons collaborer. Un objectif clé du Sommet de La Vallette est de réaffirmer notre partenariat avec l’Afrique sur la migration. Les deux parties attendent de ce Sommet des décisions concrètes et opéra­tionnelles, basées sur des initia­tives existantes. Nous ne réinven­terons pas la roue, mais le sommet devrait nous permettre de donner un nouvel élan à notre travail com­mun sur la migration.

Il est important de rappeler que notre partenariat avec l’Afrique remonte à des décennies. Avec plus de 20 milliards d’euros d’aide alloués chaque année, l’UE et ses États membres sont, de loin, le plus grand donateur du continent africain en matière de coopéra­tion au développement. En plus, nous avons récemment décidé de créer un Fonds d’affectation spé­ciale pour l’Afrique pour travailler ensemble dans la lutte contre les causes profondes de la pauvre­té et de la migration irrégulière : cet instrument permettra d’exer­cer un effet de levier pour obtenir des fonds supplémentaires, mais aussi d’être plus flexible et ciblé. De son côté, la Commission euro­péenne met 1,8 milliards d’euros, alors que les États membres sont appelées à compléter ce fonds. Il s’agit d’argent réel qui sera injecté dans l’économie réelle de l’Afrique.

 Il contribuera à financer des possi­bilités d’emploi, en particulier pour les jeunes et les femmes ; il ré­pondra aux crises alimentaires les plus urgentes du continent, avec une attention toute particulière sur les personnes déplacées à l’inté­rieur des frontières qui constituent une part importante de la popula­tion africaine.

Ce fonds soutien­dra aussi des projets sur la bonne gouvernance. Bref, je pense que le Fonds fiduciaire pour l’Afrique est la preuve de notre volonté de travailler ensemble sur les causes profondes de la pauvreté et de la migration irrégulière.

Mais le Sommet de La Valette foca­lisera également son attention sur le court terme. La crise actuelle des réfugiés a suscité de fortes émo­tions - bonnes et mauvaises, de la compassion ainsi que de la peur. Notre devoir en tant que politiciens est d’agir rationnellement, même lorsque les émotions sont fortes. Nous devons imaginer et construire un mécanisme pour la mobilité hu­maine adapté au 21ème siècle.

faut pour cela de meilleures pro­cédures d’asile, des canaux juri­diques plus solides pour la mobilité des travailleurs, ainsi que des sys­tèmes efficaces de réadmission et un combat sans relâche contre les réseaux criminels et les passeurs. La mobilité peut bénéficier à la fois à l’Europe et à l’Afrique - mais cela devrait se faire en toute sécurité et légalement, et non pas enfaisant de la Méditerranée et du Sahara de vastes fosses communes.

À cet égard, j’ai récemment lancé des dialogues politiques de haut niveau à la fois avec le Niger et l’Ethiopie sur la migration, nous avons par ailleurs organisé avec l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés une conférence très réussie sur les réfugiés somaliens au Kenya. J’ai aussi ai été invi­té à assister au Sommet du G5 Sahelprévu la semaine prochaine pour renforcer notre coopération. Et j’ai longuement discuté avec le Président de la Commission de l’Union africaine, le Dr Dlami­niZuma. A chaque occasion, un véritable dialogue s’est instauré, et surement pas un monologue.

Il est à mon avis extrêmement clair qu’un dialogue fort et constructif avec nos partenaires africains est indispensable si nous voulons que La Vallette, et notre collaboration soient un succès. Et les réponses que j’ai eues du président nigé­rien Issoufou, du Premier ministre éthiopienDessalegn et du Dr Zuma sont extrêmement positives.

Enfin, quand nous abordons les problèmes liés à la sécurité, les interlocuteurs africains que j’ai ré­cemment rencontrés m’ont fait part des mêmes préoccupations que nous entendons dans l’Union eu­ropéenne. Ceci prouve que nous avons vraiment un agenda com­mun. Nous devons par conséquent renforcer nos instruments com­muns pour travailler efficacement ensemble sur ces priorités qui nous associent.

 

Parmi vos nombreuses interven­tions sur la lutte contre l’immigration illégale, vous avez dé­claré « la nécessité d’agir avec les pays africains afin de trouver des solutions sur tous les as­pects des crises migratoires ». Mais comment les Européens peuvent-ils prétendre des efforts et de la solidarité de la part des pays africains, touchés par des flux intra-régionaux nettement plus élevés par rapport aux flux Afrique-Europe, alors que les Etats Membres de l’UE ont dé­montré de profonds désaccords entre eux pour la répartition de quelques centaines de milliers de migrants et de réfugiés ? Et dans quelle mesure l’Europe peut-elle servir d’exemple à l’Afrique sur la protection des droits des migrants, alors qu’en Europe de l’Est, les migrants et réfugiés doivent faire face à des barbelés installés aux frontières et à la répression policière ?

Depuis le début de cette crise, j’ai constamment répété que la crédibi­lité extérieure de l’Europe dépend de notre capacité à défendre nos valeurs au sein de notre Union. Nous devons concentrer nos efforts sur le renforcement des opportuni­tés pour tous, et non la construction de murs. Nous devons également reconnaître qu’un certain nombre de pays africains font preuve de solidarité en accueillant actuelle­ment un grand nombre de réfugiés et de migrants. En Ethiopie, où je me suis rendue le mois dernier, doit servir d’exemple car c’est le plus grand pays d’accueil des réfugiés en Afrique, on en compte plus de 700.000. Ceci est quelque chose que les Européens ont tendance à oublier, et il est de ma responsabi­lité de rappeler à tous mes conci­toyens européens que la circulation des personnes est un phénomène mondial, il ne ne concerne pas uni­quement l’Europe.

En même temps, nous ne devrions pas sous-estimer l’énorme chan­gement qui a eu lieu au cours des derniers mois non seulement dans l’approche politique de l’UE de la migration, mais dans les mentali­tés. Il y a un an nombreux sont ceux qui pensaient que la migration et la crise des réfugiés ne concernaient que quelques États côtiers, ou quelques îles de la Méditerranée. Aujourd’hui, nous avons tous com­pris que ce phénomène concerne l’Europe dans son ensemble, et que nous devons la gérer en tant qu’Eu­ropéens, ensemble, tout en mettant en place des instruments communs qui n’ont pas été développés dans le passé. Nous avons aussi tous re­connu que nous avions besoin de solidarité, et que nous partageons les responsabilités. Il s’agit là d’un changement très important, qui est arrivé rapidement.

Beaucoup de nos États membres n’avaient ja­mais fait l’expérience de l’immigra­tion auparavant. Le mécanisme de relocalisation que nous sommes en train de créerpeut sembler peu am­bitieux, mais il est le premier dans

son genre. Cela ne s’était jamais produit. Ceci est un test, pour nous autant que pour les Africains. Nous devons nous concentrer sur la fa­çon de gouverner ces nouvelles circonstances, et nous ne pouvons le faire qu’ensemble.

 

Les flux migratoires sont alimen­tés par un certain nombre de fléaux en Afrique, notamment le terrorisme. Ce dernier a pris de l’ampleur en Afrique de l’Ouest et du Centre, en raison aussi du désordreoccasionné en Libye par les forces de l’Otan. Quelles sont selon vous les conditions pour un retour à la paix et à la stabilité dans ces régions et, dans la volonté de combattre l’immigration illégale, quelle est la ligne européenne commune (Etats-membres et institutions de l’UE) sur les effets attendus de la mise en place du Fonds fi­duciaire de l’UE pour le Sahel et les migrations ?

 

Je pense qu’il y a un concept que nous devons toujours garder à l’esprit: la résilience. Lorsque les institutions d’un État sont solides, lorsque l’Étatde droit est respecté, lorsque les droits de l’homme sont garantis, lorsque l’économie se développe, et lorsque les jeunes peuvent trouver une place dans leurs communautés, alors il est beaucoup plus difficile de voir l’ins­tabilité se propager, ou bien pour les terroristes de gagner du terrain. Bien sûr, nous travaillons dur pour résoudre les crises actuelles, de la Libye - où nous sommes prêts à soutenir l’installation d’un gou­vernement d’union nationale - à la région des Grands Lacs. Mais nous ne pouvons pas simplement à ré­agir aux crises, la résilience per­met de faire sorte qu’un conflit soit moins susceptible de se produire.

La résilience a été au coeur de la coopération européenne au déve­loppement avec l’Afrique au cours des dernières années - pensez à nos programmes dans la Corne de l’Afrique et au Sahel pendant les crises alimentaires de 2012 et 2013 – et elle fera partie des ob­jectifs du Fonds fiduciaire pour l’Afrique, à travers des projets por­tant sur la sécurité alimentaire, la santé, la lutte aux changements cli­matiques et, bien entendu, l’éduca­tion.

Investir dans notre jeunesse est la meilleure façon de contraster la radicalisation et le recrutement par n’importe quelle organisation criminelle.

Lorsque je me suis rendu à Aga­dez, sur la route principale emprun­tée par les migrants et les réfugiés pour aller en Libye, les autorités locales m’ont rappelé que la ré­gion fut il n’y a pas si longtemps un véritable hub touristique. Avec la radicalisation et le terrorisme, l’insécurité a rendu le tourisme im­possible, tout en permettant aux trafiquants de prospérer. Le mi­nistre des Affaires étrangères du Niger, Aïchatou Boulama Kané m’a dit que, parallèlement à la lutte que nous menons ensemble contre les trafiquants, nous avons besoin de créer des alternatives à l’économie illégale. Ceci est notre plan pour le Fonds fiduciaire pour l’Afrique.

 

Du Burundi à la Cote d’Ivoire, en passant par la République cen­trafricaine, la RDC, le Rwanda, l’Ouganda ou le Burkina Faso, l’Afrique est confrontée à des rendez-vous électoraux cruciaux pour l’avenir du continent. Le cas du Burundi démontre que l’UE vise de plus en plus à ne plus jouer un rôle de premier plan dans les crises électorales et politiques africaines, laissant le soin à l’UA et aux organisa­tions régionales du continent d’assumer ce rôle. Est-ce le signe d’un désengagement de l’UE dans ce type de crises ?

 

J’ai été récemment à Addis-Abeba, où j’ai eu l’honneur de m’adresser à l’Union africaine. Dans mon dis­cours, j’ai souligné qu’en Europe, nous ne devrions pas demander ce que nous pouvons faire pour l’Afrique, mais plutôt ce que nous pouvons faire avec l’Afrique. Il ne s’agit pas de désengagement en Afrique, bien au contraire. Il s’agit de faire les choses différemment et ensemble, à savoir : changer l’état d’esprit, une mentalité qui est en­core ancrée dans une relation do­nateur-bénéficiaire. Ce dont nous avons besoin, aussi bien l’Europe que l’Afrique, c’est un partenariat renforcé pour faire face à des dé­fis communs, de la sécurité à la migration, en passant par les in­vestissements et le changement climatique. Et ensemble, nous pouvons promouvoir les valeurs démocratiques, les droits humains et l’État de droit.

Que ce soit au Burundi ou dans d’autres pays en Afrique, ou ailleurs dans le monde. Dans le même temps, tout comme l’Union européenne a la responsa­bilité d’affronter des défis majeurs qui touchent ses citoyens, ceci est aussi vraie pour l’Union africaine et les organisations régionales du continent.

En fin de compte, l’avenir de l’Afrique relève de la responsabili­té des africains. Ce que nous pou­vons ... ce que nous devons faire est de soutenir l’Afrique.

Lorsque je me suis rendue en Ethiopie, j’ai rencontré beaucoup de jeunes et de femmes africains prêts à travail­ler pour le bien-être de leurs com­munautés et assumer leur respon­sabilité pour leur propre vie et leur propre pays. En particulier, ceux qui ont vu le pire visage de la migration irrégulière sont maintenant ceux qui exploitent les nouvelles op­portunités qui s’offrent à eux pour construire leur avenir dans leur terre d’origine. L’avenir de l’Afrique est entre leurs mains, et ce en par­tenariat avec l’Europe.

 

Quelle place souhaitez-vous ac­corder à l’Afrique dans la nou­velle stratégie de l’UE en matière de politique étrangère et de sécu­rité qui en cours d’élaboration?

 

La rédaction de la nouvelle Straté­gie mondiale ne dépend pas que de moi ou de quelques experts à Bruxelles, il s’agit d’un processus ouvert. Mais je pense que l’essen­tiel de notre discussion sur l’Afrique est que nous devrions passer d’une mentalité ‘donateur-bénéficiaire’ à un partenariat ‘gagnant-gagnant’. Je crois que l’Afrique dispose d’un potentiel humain et économique immense, et nous voulons que ce potentiel puisse finalement porter ses fruits. Cela nécessite une nou­velle approche des les deux côtés. De notre côté, nous devons cesser de penser qu’aider l’Afrique est un travail de charité - et je pense que ceci est maintenant reconnu par tous - ou un moyen de laver notre conscience.

L’Afrique est un continent toujours plus attrayant pour y faire des af­faires et investir. Il est dans notre intérêt de renforcer son économie et ses institutions, de coopérer sur la paix et la sécurité, pour gérer la mobilité ensemble. C’est un inves­tissement pour notre propre sécu­rité et la stabilité. Du côté de nos partenaires, les dirigeants africains doivent prendre leurs responsabili­tés – à savoir réformer leurs éco­nomies, renforcer les institutions démocratiques et préservant la liberté de la société civile. Seule­ment si nous travaillons ensemble, nous pouvons libérer le potentiel de l’Afrique. Comme je l’ai dit au­paravant, c’est en construisant des opportunités et non des murs, que nous y arriverons.

© Le Calame (Mauritanie), Sud Quotidien (Sénégal), Les Echos du Mali, L’Autre Quotidien (Bénin), Addis Fortune (Ethiopie), Mutations (Cameroun), Le Confident (RCA), Infos Grands Lacs (RDC, Rwanda et Burundi), Afronline.org/Vita et Vita International (Italie)

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