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Gestion solitaire et absence de démocratique interne : le Tsunami qui guette les partis politiques

Gestion solitaire  et  absence de démocratique interne : le Tsunami    qui   guette  les   partis  politiques

La  crise  que    traversent, ces derniers temps, certaines  formations   politiques, parmi les plus réputées, met en exergue les maux qui minent à la fois leur condition de création ainsi que leur fonctionnement. Il est aussi vrai que toute organisation regroupant des hommes autour d’une cause connaît, à un moment donné, des    hauts et  des bas. De  manière  spécifique,  cette    crise   n’est   que  la  conséquence   de    successions mal  négociées   à   la    tête  des partis politiques  et  leur fonctionnement interne peu   démocratie interne.

JB   Hontongnon

Le parti  la renaissance du Bénin  (Rb) et  le parti social-démocrate  (Psd)  traversent les  crises  les  plus   profondes de leur  existence.  L’affrontement  fratricide, au sein de ces partis, après des décennies d’existence et d’expériences politiques,  pour des questions de légitimité, laisse perplexe l’opinion publique.  La confrontation est  telle que rien ne semble permettre des solutions négociées. Dans les deux cas évoqués ci-dessus, on se rend à l’évidence que seule   la    justice    pourra démêler   l’écheveau.  Les  plaies  sont, en effet,   si   profondes  qu’il  est  presqu’impossible    pour  les   protagonistes    non seulement de retrouver le ferment de ce qui a pu les lier jusque-là, mais encore de     cohabiter  ou   de   dialoguer.  Du    moins    pour   le   court   terme. On se rend bien compte que les querelles ne sont pas liées à ce qui divise d’habitude les grands partis : la ligne politique ou idéologique. La gestion solitaire, conséquence d’une gouvernance personnalisée des fondateurs de ces partis qui portent généralement sur leur dos toutes les responsabilités de la survie de leur formation politique, est souvent la source du manque de démocratie décisionnelle. Le changement de cap lors de bouleversements politiques –l’alignement sur un nouveau régime par exemple- se négocie à un niveau souvent éloigné de la base et des pouvoirs décisionnels éloigné du sommet de la pyramide de gouvernance interne. D’où des crises de leadership dès qu’il faut opérer des choix qui engage l’avenir du parti. De là naissent les frondes et les scissions au sein des directions, les décisions se prenant rarement, de façon consensuelle, et à l’écoute de la base du parti. L’absence d’une véritable démocratie au sein de ces formations crée ainsi des groupes divergents, sorte de cellules dormantes qui s’exacerbe dès qu’un événement déstabilisant se présente, portant sur des intérêts divergents.

L’ère des chefs omniscients et omnipotents  révolue ?

Un diagnostic  sommaire  permet  d’avancer    que   les  successions  à   la  présidence   de  ces   partis  ont  péché  par  manque   de    démocratie    ou   de   consensus.

A   la  Rb,   en effet,   Léhady,   n’a   accédé  à   la  tête  du  parti  que par   la  seule   bénédiction   de   ses   géniteurs   qui  en   ont   décidé   ainsi.   Il   a   simplement   et   facilement  hérité    du    contrôle  du  parti,  considéré   comme  « la propriété »  ou  le   patrimoine   quasi  exclusif   des  Soglo.  Pis, il semble qu’il n’ait point réussi  à   asseoir  de lui-même une   légitimité  et  offrir  un  cadre   démocratiquement    convivial  aux  caciques   du  partis   et  aux   militants  qui  ont attendu   le   moment    qui   leur  paraisait    propice  pour   s’emparer  du   parti  et    pour   l’éjecter   sans   ménagement. On  ne   saurait   toutefois rejeter  totalement  les  allégations  d’influence   extérieure.   Mais  les   véritables   causes  de    ce  chamboulement  sont  internes

Scénario  presque identique au Psd,  mais  avec quelques nuances. Ici, Emmanuel  Golou  n’aurait  pu jamais  prendre   la   présidence   du parti   sans   la   bénédiction  de  leader   charismatique  du  parti,  Bruno  Amoussou   qui  l’aurait   coopté , imposé ,  envers    et   contre tous   en   raison   de  leur lien   de   parenté .  Nombre  de    caciques   du   Psd    ont   estimé   que   Golou    n’avait    pas   l’étoffe  requise   pour  les   diriger.  De  l’avis   de   beaucoup,  la   saignée   enregistrée   au  sein  du   parti,  pendant  un  moment   avec  le   départ   successif   de   plusieurs   lieutenants   de   Bruno   Amoussou,  est    due    à    cette  cooptation    violemment   contestée   par   certains .

 On   comprend    que   ce   dernier  vive   l’attitude    qu’adopte  Emmanuel    Golou   aujourd’hui   comme   une  déception  ou  une  véritable    ingratitude    à    son    égard.  Cela    s’ expliquerait   par  les  excuses  publiques        qu’  il   a   adressées ,   depuis   son   Couffo   natal,    à   tous    ceux    qui    sont    claqué  la  porte    et    qui    pensent  que   le   retour  à  la   source   est  encore  possible .

Comme    Léhady ,   Emmanuel    Golou  n’a    pas   su   mériter  cette     succession   obtenue   presque   facilement   et   qu’il   a  finalement   , semble-t-il,  pratiquement  mis   au  service   de   sa    promotion    personnelle   au   détriment   des  intérêts  du   plus   grand  nombre. 

Toute   formation   politique,   qu’elle   soit   traditionnelle  ou  naissante    ne    peut   échapper   à      cette    logique. Les  peuples  st   les  militants   sont   de   plus   en   plus   mûrs   et   aspirent  à  être    dirigée   de   façon   moderne   et  plus    démocratique. L’ère  du pouvoir personnel   des   éternels  présidents  omniscients semble    maintenant    révolue 

Ce   qui   passe  aujourd’hui   à la Rb  et   au  Psd   devra  constituer      une  leçon   pour  les  dirigeants   de formations   politiques.  Ils  doivent  opérer des    réformes    et   instaurer  des     outils  modernes  de  gouvernance  et    s’ouvrir  sincèrement    à  leurs  militants   en vue de  continuer  à   mériter    de    leur   confiance.  L’universalisation  des  valeurs  de   libertés  et   de   démocratie   impose  des   contraintes    auxquelles   il    faut   se  soumettre. La   marche  des peuples vers   le   progrès   est    inéluctable.    

 

 

 

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