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A cœur ouvert avec Angeline Nadié (Belle-mère de Akissi Delta dans la série « Ma famille » : «Je ne suis pas dans la vie, la belle-mère du téléfilm, mais une belle mère très

A cœur ouvert avec Angeline Nadié (Belle-mère de Akissi Delta dans la série « Ma famille » : «Je ne suis pas dans la vie,  la belle-mère du téléfilm, mais une belle mère très

Originaire de Tabou, au Sud-ouest de la Cote d’Ivoire dans le Bas-Sassandra, c’est en 1954 qu’Angeline Nadié a vu le jour dans la commune d’Adjamé à Abidjan. Rendue célèbre par son rôle de méchante belle mère d’Akissi Delta, dans la série, «Ma famille», cette femme suscite d’énormes émotions chez les cinéphiles, qui lui prêtent beaucoup de mauvaises intentions. Elle est même huée dans les rues, indexée, redoutée, indésirable à certains endroits religieux et même agressée au marché par des femmes qui lui reprochent sa perversité dans le célèbre téléfilm. Sa vie de femme paisible et effacée, a pris un tournant houleux depuis son apparition sur les écrans de «Ma famille». Beaucoup parlent d’elle, sans vraiment la connaître. Et c’est ce qu’elle tente d’expliquer à travers cet entretien. 

Propos recueillis par Franck Raoul PEDRO

 

Etes-vous fière du rôle de belle-mère qui vous a été attribué dans la série «Ma famille» ? 

En tant qu’actrice, ce rôle m’a beaucoup apporté dans ma carrière. Je crois que c’est l’ultime rôle qui m’a été attribué dans ma carrière et qui a d’ailleurs beaucoup valorisé mon talent d’actrice. Je rends hommage à Delta Akissi, qui me l’a proposé. Néanmoins, dans la vie, il n’y a pas que le bon. Et cependant, j’avoue que depuis l’incarnation de ce fameux personnage de Belle mère hystérique, ma vie sociale a connu un nouveau tournant. Je suis perçue comme un danger, une personne immorale, une femme hystérique et perverse. On me traite de tous les mauvais noms d’oiseaux. En société, je suis redoutée, crainte, isolée, insultée de loin, ou agressée par des tierces admiratrices de Delta et qui ne supportent pas mon rôle de détracteur de leur idole. Mes enfants se sont plaints, et même dans mon Eglise, je suis mis en quarantaine dans le cadre des séances d’évangélisation des populations. Si ce rôle m’a fait connaître, il m’a aussi causé beaucoup de dommages. 

Regrettez-vous avoir incarné ce personnage dans la série «Ma famille» ? 

Dans la vie, le regret n’est pas mon fort. Je prends acte et je continue ma vie. La preuve est que malgré tout, je suis reconduite dans ce rôle de belle-mère,  dans le nouveau tournage de la série «Ma famille» qui devient désormais, «Ma grande famille» et dont une partie du tournage a lieu, entre autres, au Bénin.

Cette deuxième saison met en scène une belle-mère encore plus acariâtre, machiavélique, stratège, mesquine et désobligeante, très inquiète pour le foyer de son fils et prêtre à tout pour, selon elle, le protéger malgré lui,  de sa femme.

Vous comprenez que le pire reste à venir pour la pauvre femme que je suis, après cette deuxième série du téléfilm. Mais malgré tout, j’estime que ma participation à ce téléfilm reste mon plus grand atout dans le domaine du cinéma et mon plus beau contrat dans la production. 

A vous entendre, on a l’impression que votre personnage dans le téléfilm, contraste avec votre personnalité de femme. Êtes-vous vraiment une victime ? 

Oui, en toute modestie, je suis une victime. Ma vie de femme n’a rien en commun avec le personnage que j’incarne dans Ma famille. Je suis ordinairement une femme, très courtoise, docile, soumise et très affectueuse. Ce qui me caractérise, c’est mon calme et ma tendresse. Certains me le reproche d’ailleurs.

Mère de cinq enfants, j’ai un fils qui est marié et qui vit en couple. Je ne vais presque jamais dans son foyer, et toutes les fois où j’y vais, je garde toujours de très bonnes relations avec son épouse, qui d’ailleurs ne cesse de me réclamer à ses côtés. Je ne suis pas la belle- mère du téléfilm, mais une femme et une belle mère très adorable et très attentionnée.

 

Pourquoi aviez vous accepté ce rôle dans le téléfilm ? 

  Je suis actrice, et une actrice se met à la disposition du réalisateur. Au cours de ma carrière, j’ai fait aussi du théâtre, et c’est à travers une de mes prestations dans le spectacle «La décision», que j’ai été remarquée par Delta Akissi, qui m’a témoigné une grande amitié et a souhaité travailler avec moi. Plus tard, elle m’a contacté pour le tournage de son film, et comme par hasard, il m’a été demandé d’incarner la mère de Bohiri, qui n’est rien d’autre que la belle-mère de Delta elle-même. Quand il m’a été expliqué mon rôle, je suis resté très hésitante, et assez dubitative, mais j’ai finalement accepté et ce faisant, j’ai voulu relever un défi qui consistait à me mettre dans la peau d’une personne assez énigmatique et répugnante. J’y ai mis du cœur et du professionnalisme, et je crois que la réaction des cinéphiles, bien que dommageable,  est la preuve que j’ai réussi ma mission. 

Connaissiez-vous votre «Fils» Bohiri auparavant ? 

Oui, Michel Bohiri est un acteur que j’affectionne beaucoup. Je l’ai découvert à l’institut national des arts et de la culture d’Abidjan, puis en 1987 nous avions tous deux joué dans le spectacle «La décision», avant qu’il ne devienne mon fils dans la série « Ma Famille ». Et depuis, nos relations n’ont pas pris de rides.

 

Beaucoup de cinéphiles vous côtoient sur les écrans de télévision sans vraiment vous connaître. Quel est votre cursus professionnel ? 

Je suis née d’une famille polygame. Mon père, un fonctionnaire, et ma mère une ménagère. Ainée de ma mère, j’étais par contre la troisième enfant de mon père.

J’ai fait de très courtes études, mais déjà sur les bancs, j’étais passionnée des activités récréatives. En 1971 j’intègre la troupe de théâtre  «Echo Eburnien», où je débute mon initiation. En 1986, j’entre à l’institut national supérieur des arts et de la culture, pour deux ans de formation, avant d’intégrer la Compagnie nationale de théâtre, «Le soleil de Cocody».

J’ai fait respectivement les compagnies «Imako théatri», «Madina Théâtre», et la compagnie «Peniel O’Zart».

Plus tard, je suis rentrée au cinéma en jouant dans le téléfilm «Sida dans la cité» et plusieurs autres téléfilms de sensibilisation. Mais ces dernières années, je me suis beaucoup consacrée à la série « Ma famille ». 

Que représente cette série pour vous ?

Cette série représente une bénédiction pour ma carrière. C’est une école de vie où j’ai beaucoup appris, surtout à parfaire mon art et à côtoyer de nombreux professionnels de plusieurs nationalités et de cultures diverses. Je rends hommage à Delta Akissi pour cette inspiration divine. C’est un film qui m’a permis de me surpasser, de m’évaluer, de prendre conscience de tout mon potentiel artistique et de le valoriser. J’en suis très heureuse. 

Que dites vous aux femmes qui vous en veulent pour votre rôle de belle- mère ? 

Il faut qu’elles comprennent que mon rôle n’est que la caricature grotesque de certaines belles-mères d’Afrique et du monde, qui croient avoir un droit de vie et de mort sur leurs enfants et se pensent autorisées à exercer un droit de véto, sur le fonctionnement des foyers de leurs fils. A travers ce rôle, je passe un message à toutes ces femmes qui en font un peu trop, qui sans le savoir oppriment, étouffent, méprisent, et détruisent la vie de jeunes couples croyant faire du bien à leurs fils.

Je suis partisane du bon sens, de la tolérance, du respect de l’intimité et de la vie privée et conjugale des autres quelle qu’elle soit. Il arrive que nos fils aient des épouses désobligeantes, mais il n’advient pas pour autant que la belle-mère s’affiche en rivale et s’infiltre dans le ménage de son fils en aucun prétexte.

Je demande pardon à toutes les femmes du Bénin et du monde que mon rôle a indisposé et j’implore l’indulgence des cinéphiles et les exhorte à faire le discernement entre un personnage de film et un  citoyen ordinaire. Je n’étais que dans mon rôle d’actrice. 

Quelles sont vos perspectives professionnelles ? 

Pour l’instant, je me concentre sur le tournage de la deuxième saison de la série «Ma grande famille». Mais je reste ouverte à d’autres formes de collaboration de part le monde.

Je profite pour m’insurger contre les producteurs et les réalisateurs de films qui ont tendance à me mettre en quarantaine, toutes les fois, où il n’y a pas de rôle de belle-mère méchante dans leurs films. Je les rassure que je suis une actrice professionnelle et donc très polyvalente. Je m’adapte aux différents rôles que je pourrai encore réussir mieux que celui de belle-mère. Je souhaite que les gens brisent cette glace de préjugés et acceptent de travailler avec l’actrice que je suis en me donnant l’opportunité de révéler d’autres facettes de mon talent à travers d’autres rôles. 

 

 

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