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Pression démographique et bien être des populations du Bénin : investir dans Planification familiale, une urgence du développement

Pression démographique et bien être des populations du Bénin : investir dans Planification familiale, une urgence du développement

L’augmentation très rapide de la population béninoise dont le taux de croissance démographique est de 3,5% par an et l’indice synthétique de fécondité de 4,9 enfants selon le recensement de la population de 2013, confronte les dirigeants à un véritable casse tête. Satisfaire les besoins d’une population en pleine expansion, quatre fois plus qu’en 1960, alors que la croissance économique reste insuffisante. Face à cette dure réalité, la maîtrise de la fécondité, donc de la démographie, est devenue une nécessité de développement. Mais où en est le Bénin face aux défis de la planification des naissances ? Au cœur d’une préoccupation essentielle de développement qui requiert une forte volonté politique…

Béatrice KOUMENOUGBO

La situation est pourtant décriée par les voix les plus autorisées du pays. De plus en plus, elles s’élèvent pour alerter sur la nécessité de maîtriser la fécondité au Bénin. Et pour cause, les conséquences de la croissance rapide de la population sont perceptibles dans les secteurs clés du développement. Pour peindre le phénomène, en ce qui concerne le secteur qu’il dirige, le ministre chargé de l’enseignement secondaire et technique, Alassane Soumanou déclarait ceci en Janvier 2015, lors du lancement de l’outil de plaidoyer 'Engage' : « Le Bénin compte aujourd’hui un million cinq cent mille apprenants au primaire avec des salles de classes de 50 à 100 apprenants dans certaines localités. Cela pose le problème de la construction des salles de classes. 2000 apprenants ont quitté le Cm2 pour le collège cette année. Or nous n’avons pas suffisamment de salles de classes et d’enseignants ». Selon ses explications, la forte croissance de la population au Bénin a un impact direct sur l’éducation et l’emploi des jeunes.

Dans un contexte où la croissance économique ne suit pas le rythme de la croissance démographique, il est difficile pour l’Etat d’atteindre ses objectifs de développement. Tout comme le ministre de l’enseignement secondaire, certains décideurs au Bénin, expliquent qu’en matière de développement, les efforts du gouvernement sont inhibés par l’ampleur des besoins d’une population à croissance rapide. Ce que confirment d’ailleurs les récents chiffres sur le développement humain et la pauvreté. En effet, malgré une croissance économique estimée à 5,6% en 2015, le rapport sur de développement humain 2015 publié par le Programme des Nations Unies pour le Développement PNUD, classe le Bénin 167ème sur 188 pays.  

Par ailleurs, l’ancien ministre du développement, Marcel De Souza se prononçant sur la pauvreté au Bénin a indiqué que le taux de personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté est passé de 33% en 2008 à 40,3% en 2015 selon  l’enquête modulaire intégrée sur les conditions de vie des populations (Emicov).Ceci, malgré l’élaboration de plusieurs générations de stratégies de croissance pour la réduction de la pauvreté. Au nombre des causes qui justifient cette situation peu reluisante, il cite la croissance démographique. « Nous étions en 2002 à un taux de croissance démographique de 3,25%. Lorsque nous avons fait le recensement général en 2013, nous sommes passés à 3,50%. Ça veut dire que notre population va doubler en moins de 20 ans (…)

Il faut que les gens puissent avoir accès au planning familial (…) » a-t-il soutenu. Des documents de référence semblent lui donner raison en mentionnant la place combien importante à accorder à la santé de la reproduction et la planification familiale dans les stratégies de développement. Ainsi, la Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté (SCRP 2011-2015), souligne entre autres : « ... le maintien du taux annuel d’accroissement démographique, dans les conditions actuelles de création de richesses insuffisantes, risque d’inhiber les efforts de développement…. A cet égard, le Gouvernement a retenu de faire la promotion d’une fécondité responsable, à travers un meilleur accès à l’information et aux services de santé de la reproduction… ». Cette volonté exprimée dans le SCRP 2011-2015, et dans plusieurs autres documents de référence, le Bénin s’est mis timidement sur la voie de son accomplissement notamment en élaborant un plan d’action national budgétisé pour le repositionnement de la planification familiale 2014-2018. Comprendre où en est le Bénin en matière de promotion de la planification familiale comme outil du développement aujourd’hui, c’est d’abord s’intéresser à ce plan et à sa mise en œuvre.

Le Bénin toujours à la traîne….

Le plan d’action budgétisé pour le repositionnement de la planification familiale sur la période 2014-2018 au Bénin se présente comme le document de référence pour booster la planification familiale et le taux de prévalence contraceptive. Estimé à environ 8 femmes sur 100 qui adoptent une méthode contraceptive moderne au Bénin, selon l’Enquête Démographique de Santé ((EDS 2011-2012), le taux de prévalence contraceptive a été estimé à 12% en 2014 pour les femmes en union, selon l’enquête mixte 2014, et 17% pour toutes les femmes, a relevé le chef service planification familiale au Ministère de la santé, Dr Gaston Ahounou. Le Ministère attend l’EDS 2017 pour être fixé sur le taux réel a-t-il mentionné. Bien que considérant ces derniers chiffres, le Bénin évolue lentement comparativement aux autres pays de la sous-région s’est-il désolé. Face à cette lente progression, l’ambition du plan national budgétisé de la Pf est de porter à 20% le taux de prévalence contraceptive à l’horizon 2018. L’objectif des autorités béninoises est de réussir à amorcer une tendance à la baisse du nombre de femmes de 15-49 ans sans contraception d’ici 2018. Mais où en est-on actuellement dans la mise en œuvre de ce plan ?

…Avance cahin-caha dans la mise en œuvre de son plan

Pour atteindre l’objectif de 20% de taux de prévalence contraceptive à l’horizon 2018 en vue d’améliorer par ricochet les indicateurs de développement, le plan a relevé quatre axes majeurs d’intervention. Il s’agit de la demande ; l’offre ; l’environnement habilitant ; la coordination et le suivi. Chef service planification familiale au Ministère de la santé, Dr Gaston Ahounou  nous a fait un point en ce qui concerne la mise en œuvre du plan. Ainsi, pour ce qui est de l’offre, comme actions mises en œuvre, il dénombre, l’organisation de plusieurs campagnes d’offres gratuites de Pf, la formation des agents, la formation des formateurs sur l’implanon (une nouvelle méthode pour élargir la gamme des produits disponibles), l’intégration du sayana press (nouvelle forme de contraception injectable à usage très facile) au niveau communautaire et dans les centres de santé.

En ce qui concerne l’achat des produits contraceptifs, Dr Gaston Ahounou a confié que les partenaires apportent environ 1 milliard de F.cfa par an, tandis que le budget national a participé de 200 millions l’année dernière, avec un engagement réel des fonds qui a tourné autour de 100 millions. Ainsi, tout l’argent n’avait pas pu être dépensé a-t-il signalé.  Toujours en ce qui concerne l’achat des produits contraceptifs, avec les coupes budgétaires au cours de l’année 2016, d’un montant de 200 millions prévu en 2015, le budget national n’a pu prévoir que 100 millions pour le compte de cette année. Une situation que Gérôme Chatigre, coordonateur de la Coalition des Organisations de la société civile intervenant dans le domaine de la planification familiale (Osc/Pf) qualifie de drame.

« Je crois que c’est un drame, tout était fait pour que la part du budget allouée à la Pf évolue en augmentant, mais maintenant on constate une réduction au lieu d’une augmentation. De 200 millions en 2015, on est descendu à 100 millions en 2016. Je crois que nous n’allons pas croiser les bras, puisque pour qu’on en arrive à 200 millions, il a fallu un mouvement d’ensemble des Osc, un plaidoyer à l’endroit du gouvernement » a-t-il déclaré en rassurant que les Osc préparent un plaidoyer pour demander à nouveau la sécurisation de la ligne budgétaire pour l’achat des produits contraceptifs. Qu’en est-il des actions menées dans le cadre de la demande ?

Dans le cadre de  la demande, Dr Gaston Ahounou, a cité les séances de plaidoyer grâce à l’outil « Engage » et la dissémination du plan de repositionnement dans plusieurs zones sanitaires. Pour ce qui est de l’axe, environnement habilitant, des actions ont été également menées.

Selon les explications de Dr Ahounou, pour améliorer l’environnement habilitant, en ce qui concerne les pesanteurs sociales et religieuses, la sensibilisation s’est poursuivie avec l’appui des Pays-Bas pour la mise en œuvre du projet « Les religieux s’engagent » qui permet de toucher les hommes et les femmes des confessions religieuses qui mènent des activités de sensibilisation. Le point fait des trois premiers axes, le chef service planification familiale a reconnu qu’il reste beaucoup à faire malgré les efforts.

Interrogé sur le point de la mise en œuvre du plan à ce jour, le président de la coalition des Osc-Pf, Gérôme Chatigre a déclaré que le plan s’exécute cahin-caha en raison selon lui, de l’absence de la mise en place des organes de suivi et de coordination, qui constitue le quatrième axe majeur relevé dans le plan. Les structures qui devront présider à la destinée de ce plan ne sont pas encore mises en place mais malgré tout cela, le plan est entrain d’être exécuté a-t-il déclaré. Il a confié qu’un plaidoyer est en cours pour la mise en place de ces structures. Il est clair, selon ces différentes explications, que la mise œuvre de ce plan n’évolue pas comme prévu pour atteindre les objectifs fixés. Quelle en est la raison fondamentale ?

 Pour le chef service Pf, et le coordonateur de la coalition des Osc/ Pf, le manque de volonté politique reste l’obstacle majeur à l’évolution de la Pf au Bénin. « La Pf tout le monde en parle mais personne n’y va vraiment. C’est le problème de mobilisation réelle de ressources qui se pose. On a l’impression qu’on fait beaucoup mais nous saupoudrons. Il faut mettre beaucoup de ressources et augmenter la volonté politique » a déclaré Dr Gaston Ahounou. A sa suite, Gérôme Chatigre ajoute ceci «Les dirigeants ne comprennent pas encore le bien fondé de la Pf. Il n’y a pas encore cette volonté politique qui doit faire décoller la Pf au Bénin à l’instar des autres pays. Mais, nous sommes sur la bonne voie. Avec le nouveau président ça va prendre » : paroles de l’acteur de la société civile qui espère que la question de la planification suscitera l’intérêt du nouveau président élu, Patrice Talon, l’homme du « Nouveau Départ » pour le Bénin. « Le prochain président doit comprendre que la planification familiale est très importante pour le développement socio-économique d’un pays. Il doit surtout bien comprendre ce qu’on appelle Dividende démographique, le gain qu’engrange la Pf… » a-t-il lancé.  

Quel intérêt pour le Bénin d’investir dans la Pf ?

A moins d’être aveugle au Bénin, pour ne pas percevoir réellement les conséquences de la croissance démographique sur le développement du pays. Tout comme le secteur de l’éducation où le phénomène est très visible, l’impact de la croissance démographique sur les efforts consentis par le gouvernement se fait ressentir également dans les secteurs sensibles comme l’emploi des jeunes, la santé, l’urbanisation… Alors la question qui se pose est de savoir, devrait-on se plaindre d’une population très croissante et jeune ? La croissance rapide de la population béninoise avec 45% de la population âgée de moins de 15 ans, n’est ce pas une belle opportunité pour le pays?

La réponse des experts qui nous semble pertinente est ceci, « Pour qu’une population nombreuse et jeune constitue un atout pour le développement, et non une bombe à retardement qui risque de s’exploser à tout moment, il faut investir suffisamment pour lui assurer une éducation de qualité et mettre en place des politiques de création d’emplois décents dans les domaines qui offrent beaucoup d’emplois. Or, à l’étape où en est le Bénin à l’instar d’autres pays de la sous-région présentant des caractéristiques similaires en matière d’indicateurs de développement, les ressources de l’Etat demeurent très insuffisantes pour satisfaire ces besoins ».

C’est donc la raison évidente pour laquelle, parallèlement aux efforts consentis par le gouvernement pour atteindre une croissance économique à deux chiffres, la promotion de la planification familiale constitue une stratégie obligatoire pour l’atteinte des objectifs de développement dans tous les secteurs. Mieux, le Bénin qui a une population jeune pourrait profiter de cette opportunité pour accélérer ce que les experts appellent « la transition démographique ». Elle n’est rien d’autre que  cette période où la maîtrise de la fécondité grâce à l’investissement dans la planification familiale conduit à une diminution de la mortalité des mères et des enfants, et une stabilisation progressive des naissances et des enfants à prendre en charge .

C’est-à-dire qu’on parvient à la diminution de la fécondité et du nombre de personnes à prendre en charge par les actifs. Ce qui conduit au changement de la structure par âge de la population. Accompagnée  d’investissements stratégiques dans la santé, l’éducation, les politiques d’emploi, la politique économique et la bonne gouvernance, ce changement de la structure par âge de la population permet de réaliser une croissance économique accélérée, appelé le « Miracle économique » dans certains pays émergents. Et dans ce cas que les experts disent qu’un pays a réalisé le dividende démographique.  C’est ce qui s’est passé dans les pays émergents comme la Chine et ' les Dragons d’Asie '. Mais attention, à des rencontres de haut niveau comme la 7ème Conférence africaine sur la population, les experts ont insisté sur le fait qu’il ne s’agira pas pour les pays comme le Bénin à l’instar des pays africains les moins avancés de copier le modèle de la Chine en « imposant un nombre réduit d’enfants par femme », il s’agira plutôt de mettre en place des stratégies pour aboutir à la baisse de la fécondité en optant pour des approches qui tiennent compte des réalités des pays.

Les bienfaits de la planification familiale et sa nécessité pour le développement du Bénin ne sont plus à démontrer. Qu’en est-il des chantiers qui attendent le nouveau locataire de la Marina dans ce domaine ?

                                                                                                            B.K

Les urgences pour le  prochain gouvernement

En 2012, à Addis Abeba, lors de la Conférence internationale sur la planification familiale, le Bénin a pris l’engagement d’allouer 200 millions à l’achat des produits contraceptifs. Le respect définitif et durable de cet engagement par le prochain gouvernement est primordial. Ensuite, pour éviter que les coupes budgétaires n’entraînent la diminution ou la suspension de ce montant alloué à l’achat des produits contraceptifs, l’une des décisions urgentes relevées par la société civile reste la sécurisation de cette ligne budgétaire. D’un autre côté, la santé de reproduction des jeunes et adolescents constitue également un enjeu de développement.

Avec des statistiques qui révèlent que les adolescentes contribuent pour (21 %) à la fécondité totale c’est-à-dire qu’une (01) grossesse sur cinq (05) est du fait d’un adolescent selon le Document de stratégie nationale multisectorielle de santé sexuelle et de la reproduction des adolescents et jeunes au Benin 2010-2020, et le nombre de grossesses précoces qui ne cessent de grimper dans les collèges, le Bénin a fait l’option de rendre gratuite la contraception pour les adolescents. Un décret a été pris à ce sujet et les Jeunes ambassadeurs pour la Pf, puis la Coalition des Osc pour la Pf n’attendent que sa signature par le nouveau président de la république. Enfin, certains acteurs comme le chef service planification familiale du Ministère de la santé, Dr Gaston Ahounou souhaite que cette gratuité soit élargie à tout le monde car a-t-il fait remarquer les campagnes gratuites de la planification familiale enregistre un nombre impressionnant de femmes malgré les barrières culturelles et religieuses alors pourquoi ne pas ôter la barrière financière pour permettre au plus grand nombre de femmes d’y accéder et répondre à cet effet aux besoins non satisfaits évalués à 32% au Bénin (EDS 2011-2012)..

Le Dr Joannie Bewa, médecin et activiste insiste quant à elle que tout en travaillant à atteindre la gratuité des méthodes contraceptives pour tout le monde, le Bénin travaille en amont pour l’intégration de la santé sexuelle dans les curricula aux collèges. Enfin, évidemment l’allocation des ressources et la mise en place des organes de suivi et de coordination pour une bonne mise en œuvre du plan national budgétisé de la PF est une priorité. Voilà, quelques chantiers urgents en matière de planification familiale pour l’actuel président de la république, Patrice Talon. Le président de la république, et les nouveaux dirigeants doivent prendre conscience que réussir le développement du pays passe par l’investissement dans la planification familiale.

                                                                                                              B.K

 

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